Louise-Elisabeth Vigée Le Brun (1755-1842)

Louise-Elisabeth Vigée Le Brun
Portrait de Giovanni Paisiello
1791
Huile sur toile, 130.8cm x 98.3 cm
Musée national des Château de Versailles et de Trianon, Versailles

vigee lebrun paisiello

Dans la nuit du 5 au 6 octobre 1789, Elisabeth Vigée Lebrun fut contrainte à l’émigration. Durant l’hiver 1790, elle peint à Naples le portrait du compositeur Giovanni Paisiello à son clavicorde. La partition visible est celle de Nina, o sia la pazza per amore. Envoyée de Rome au Salon de peinture et de sculpture en 1791 (anciennement Salon de l’Académie royale des beaux-arts) , l’œuvre est louée par la critique et ce malgré le fait que Vigée-Lebrun vient d’émigrer sans renier ses convictions royalistes.
Paisello est alors âgé de 49 ans, et a composé de multiples opéras avant d’être nommé Maître de la Chapelle Royale par Ferdinand IV, roi des Deux Siciles. En 1801, il est embauché par Napoléon Bonaparte et compose plusieurs œuvres à sa demande, dont une messe jouée lors de son sacre.

http://collections.chateauversailles.fr/#f15d68c3-d406-407a-be7a-0f8bad7ceaf2

 

Louis-Léopold Boilly (1761-1845)

Prélude de Nina
Louis-Leopold Boilly
1786
Huile sur toile, 40cm x 33cm
Musée Pouchkine, Moscou

Boilly-Prelude

Le Prelude de Nina fait référence à la comédie en un acte, en prose mêlée d’ariettes, écrite par Benoît-Joseph Marsollier, et mise en musique par Nicolas Dalayrac,  créée à l’Opéra comique le 15 mai 1786.

Emile Antoine Bourdelle (1861-1929)

Isadora Duncan avec Walter Rummel au piano
Emile Antoine Bourdelle
Dessin
Musée Antoine Bourdelle, Paris

Antoine Bourdelle - Isadora-duncan-avec-walter-rummel au piano

Après avoir assisté à son interprétation d’Iphigénie en Tauride de Gluck, en 1909, Antoine Bourdelle se passionne pour l’art d’Isadora Duncan. Il entreprend un cycle de dessins célébrant la danse et la musique, respectivement représentées par Isadora Duncan et par le pianiste allemand Walter Rummel (1887-1953). Installé depuis 1908 à Paris, Rummel est l’un des plus importants promoteurs de la musique de Debussy; entre 1918 et 1920, il noue avec Isadora une relation sentimentale et artistique placée sous le signe d’une profonde exaltation esthétique.

Source : Isadora Duncan entre hellénisme et modernité : http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=1072#sthash.EvdyZJJS.dpuf